Bannière illustrée sur la crise de la quarantaine et le réveil intérieur lors des périodes de remise en question et de transition de vie.

La crise de la quarantaine… ou simplement un réveil intérieur ?

  On parle souvent de la “crise de la quarantaine” avec une image assez négative. Comme si, passé un certain âge, certaines personnes devenaient soudainement instables, insatisfaites ou perdues. Mais si nous regardions cette “crise” d’un œil nouveau ? Car je suis convaincue que derrière cette étape de notre vie se cache quelque chose de…


La crise de la quarantaine... un réveil intérieur

 

On parle souvent de la “crise de la quarantaine” avec une image assez négative.

Comme si, passé un certain âge, certaines personnes devenaient soudainement instables, insatisfaites ou perdues.

Mais si nous regardions cette “crise” d’un œil nouveau ?

Car je suis convaincue que derrière cette étape de notre vie se cache quelque chose de plus grand… et que nous ne devons pas l’ignorer.

D’où pourrait venir cette crise ?
D’une fatigue profonde ?
D’un sentiment d’étouffement ?
D’une impression d’avancer en pilotage automatique ?

Peut-être simplement d’une petite voix intérieure qui commence à murmurer :

 

Et moi dans tout ça? Que se passe-t-il lorsque l'on supporte les aléas de la vie sans jamais s'écouter?

 

Et oui : Et vous dans tout ça? Dans votre vie … Votre quotidien … Vos obligations et responsabilités?

On tend à parler de “la crise de la quarantaine”… mais finalement, cette période de remise en question peut arriver à tout moment.

Certaines personnes la vivent à 50 ou 60 ans.
D’autres après un burn-out, un problème de santé, un départ des enfants, une séparation, un deuil…

Parfois même sans événement particulier conscientisé.

Elle apparaît soudainement, après des années passées à tenir.
À gérer.
À assurer.
À avancer sans vraiment s’écouter.

D’ailleurs, si on y réfléchit, nous sommes nombreux à vivre régulièrement de “petites crises de la quarantaine” à chaque entrée en période de vacances.

Vous voyez à quoi je fais référence ?

Ces premiers jours de congés sans force… souvent malade… comme vidés de toute énergie.

 

« Comme si le corps, une fois le rythme retombé, révélait enfin l’état réel dans lequel il se trouvait. »

 

Pourquoi les crises de vie nous bouleversent autant après 40 ans ?

Car pendant longtemps, beaucoup d’entre nous ont vécu tournés vers l’extérieur :

  • Pour se construire une vie
  • Pour travailler
  • Pour élever ses enfants
  • Pour s’occuper des autres
  • Pour répondre aux attentes
  • Pour essayer d’être “à la hauteur”

Souvent… on continue, on tire sur la corde raide alors que le corps et l’esprit, commencent déjà à être bien fatigués.

Puis arrive un moment où certaines choses changent.

Le corps récupère moins vite.
Le stress accumulé devient plus difficile à supporter.
Les hormones évoluent.
Les enfants grandissent.
Le couple change.
Les priorités ne sont plus les mêmes.

Et surtout…

Le besoin de sens devient plus fort.

Ce que l’on supportait autrefois devient parfois plus difficile à accepter.
Les compromis pèsent davantage.
Le rythme semble plus lourd.

Comme si une partie de nous refusait désormais de continuer à fonctionner contre elle-même.

 

« Comme si un ras-le-bol général, profondément enfoui, remontait à la surface pour vous sommer de l’écouter. »

 

Et si ce malaise était en réalité un signal du corps ?

On voit souvent ces périodes comme un problème à faire taire rapidement.

On en rigole même parfois :

“Bah… il va s’acheter une voiture de jeune et ça lui passera.”

“Elle n’a qu’à se refaire une garde-robe.”

“Oui, il a fait un pas de côté dans son couple mais c’est l’âge qui veut ça…”

“Elle l’a trompé mais c’est la crise de la quarantaine, ils vont réussir à traverser cette étape…”

 

Personnellement, je pense que le corps, la fatigue ou le mal-être essaient simplement de nous dire quelque chose.

 

Silhouette féminine dans l’obscurité symbolisant la fatigue émotionnelle, les besoins oubliés et le besoin de recentrage sur soi après des années à tenir.
Derrière les besoins d’amour, de chaleur ou de tendresse se cachent parfois bien d’autres besoins oubliés : repos, sécurité, reconnaissance, calme, liberté, soutien, besoin d’exister pleinement…
Chaque personne porte ses propres manques silencieux

 

Quel pourrait être ce message?

 

« Que nous avons peut-être trop longtemps vécu loin de nous-mêmes ? »

 

Parce qu’à force de prendre soin des autres, de gérer, de courir, de s’adapter…

On finit parfois par oublier ses propres besoins :

  • De repos
  • De douceur
  • De ralentir
  • D’être écouté
  • De retrouver du plaisir
  • De se sentir vivant autrement qu’à travers les responsabilités

Et aussi — et cela est primordial — de comprendre notre nouveau corps, chamboulé par les hormones, le stress accumulé et l’âge qui avance.

 

« Il y a forcément un moment où nous avons besoin d’un temps d’introspection. »

D’un temps d’analyse de nos nouveaux fonctionnements.
D’un temps de deuil et d’acceptation.

Et ce n’est pas rien. Loin de là.

Et ce n’est pas un hasard si beaucoup de personnes ressentent alors :

  • Une fatigue inhabituelle
  • Une perte de motivation
  • Des tensions physiques
  • Des troubles du sommeil
  • Un besoin de solitude
  • Un ras-le-bol général
  • Ou au contraire un grand besoin de chaleur humaine et de réconfort

 

Pourquoi se recentrer sur soi n’est pas égoïste 

C’est probablement l’une des choses les plus difficiles à accepter.

Surtout lorsque l’on a longtemps pris soin des autres avant soi.

Beaucoup de personnes culpabilisent dès qu’elles commencent à penser à leurs propres besoins.

Comme si prendre soin de soi était un luxe.
Ou une faiblesse.

Mais un corps épuisé finit souvent par ralentir… parfois de force.

Qui ne connaît pas aujourd’hui la notion de burn-out ? Ou de dépression ?

Pour rappel : nous ne sommes pas censés fonctionner en permanence en mode survie.

 

Silhouette féminine recroquevillée dans l’obscurité symbolisant l’épuisement émotionnel, le burn-out et le besoin de prendre soin de soi avant l’effondrement.
Nous avons souvent appris à tenir, continuer, gérer… parfois jusqu’à l’épuisement.
Pourtant, prendre soin de soi avant l’épuisement total n’a rien d’égoïste.
C’est souvent une nécessité pour retrouver un équilibre plus sain et plus durable.

 

« Se recentrer sur soi, ce n’est pas abandonner les autres. »

 

C’est retrouver un équilibre plus juste.
Un espace pour respirer.
Pour récupérer.
Pour exister pleinement.

Dans le milieu sportif, cette notion est très bien comprise.

Les sportifs savent que la récupération est aussi importante que l’entraînement afin d’éviter les blessures et d’optimiser les performances.

Il est peut-être temps de comprendre que, dans la vie aussi, la récupération est un élément clé.

 

« Parce qu’il devient difficile de continuer à donner lorsque l’on est soi-même vidé intérieurement. »

 

Comment recommencer à prendre soin de soi après 40 ans

Pas besoin de bouleverser toute sa vie du jour au lendemain, comme dans la fameuse “crise de la quarantaine”.

Comme je le dis souvent, ce sont les petites choses répétées qui permettent de se reconnecter progressivement à soi-même.

Voici plusieurs idées de petites actions qui, avec le temps, peuvent réellement faire la différence.

Pourquoi ?

Parce que répétées régulièrement, elles deviennent des habitudes.
Et les habitudes bien-être finissent par s’ancrer dans le mental.

Petit à petit, elles changent notre vision des choses… et nous aident à nous recentrer davantage sur notre bien-être et nos ressentis.

 

Silhouette féminine lumineuse symbolisant le recentrage sur soi, la reconstruction intérieure et le besoin de retrouver de l’énergie après une période d’épuisement.

 

Réapprendre les micro-pauses

S’asseoir quelques minutes au calme.
Boire un café sans téléphone.
Sortir prendre l’air.
Respirer profondément quelques instants afin de revenir vers une respiration ventrale et thoracique plutôt qu’une respiration haute et tendue.

Se donner le droit de ne “rien produire” pendant quelques minutes.

 

Ramener un peu de chaleur et de réconfort dans le quotidien

Une bouillotte.
Un plaid.
Une douche chaude.
Une musique apaisante.
Un auto-massage.
Une tisane le soir.

Cela peut paraître simple…

Mais le système nerveux a souvent besoin de retrouver un sentiment de sécurité.

 

Recommencer à habiter son corps

Marcher.
S’étirer doucement.
Danser dans son salon.
Bouger sans objectif de performance.

Ne cherchez pas à “corriger votre corps”.

Cherchez plutôt à recréer du lien avec lui.

 

Revenir vers ce qui faisait du bien avant

La lecture.
La musique.
Le dessin.
La nature.
Le jardinage.
La créativité.
Le silence.

Certaines choses que l’on aimait ont parfois été mises de côté pendant des années.

 

Accepter de demander du soutien

Nous avons parfois appris à tout porter seuls.

Mais est-il vraiment nécessaire d’attendre l’épuisement complet avant de se faire accompagner ?

Parler.
Être écouté.
Se sentir soutenu.
Pouvoir déposer un peu ce que l’on porte.

Cela fait aussi partie du soin.

 

Et si ce n’était pas une crise…

Et si cette période de vie n’était pas simplement un effondrement…

Mais une invitation à vivre autrement ?

Une invitation à ralentir.
À écouter son corps.
À retrouver ses besoins oubliés.
À remettre un peu plus de douceur, de présence et de sens dans son quotidien.

Parce que ce que l’on appelle parfois une “crise”…

est peut-être simplement une partie de nous qui demande enfin à reprendre sa place.

 

Pour aller plus loin :


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